À Zéhiri, le chef du village est une femme. Entre sourire et rigueur, sa notoriété est établie. Elle est respectée. Écoutée.
Ici, les femmes sont actives. Elles travaillent. Elles entreprennent. Mais elles manquent d’appui pour développer pleinement leurs activités. Leur demande est simple. Elles ne veulent pas d’argent. Seulement deux broyeuses. Pour être autonomes. Ne plus subir le diktat du seul moulin du village. Produire plus. Gagner plus. Décider par elles-mêmes.
Cet appel, nous l’entendons. Et nous y sommes sensibles. Nous savons aussi pouvoir compter sur un réseau discret, silencieux mais efficace, prêt à accompagner des projets concrets, à fort impact social. Quelques jours plus tard, nous revenons à Zéhiri avec les broyeuses. Les femmes sont contentes. Nous aussi. Parce qu’à Zéhiri, tout comme à Gly et à Grobiassoumé, nous avons tenu nos promesses.
Mais dans d’autres villages, les chantiers entamés ne sont pas encore achevés. Bien souvent pour des raisons qui dépassent l’entendement. Je vous raconterai dans le prochain épisode. À suivre…