Nous marquons un arrêt à Gly. C’est le village de mon colistier, Aliko Tegbo Barnabé. Nous sommes installés sous un hangar inachevé. « C’est ici que le chef reçoit ses invités », nous dit-on. Nos pieds dans le sable. Des murs à peine montés. « Il faut nous aider à finir ce bâtiment. C’est une question de dignité », plaide un ancien du village. Les jeunes renchérissent. Le griot, lui, a du mal à faire passer les informations. Il faut un système de haut-parleurs pour le village. Les femmes ferment la série des doléances. Leur demande est simple et concrète : deux broyeuses pour accélérer leur production de manioc.
Nous sollicitons nos amis et partenaires. Ils se montrent réceptifs. Efficaces. L’argent est trouvé rapidement. 72 heures plus tard, les dons sont faits. De l’argent en espèces pour construire la permanence du chef. Des haut-parleurs pour une meilleure circulation de l’information dans le village. Et deux broyeuses pour les femmes.
À Gly, nous n’avons pas promis. Nous avons agi. Parce que parfois, répondre à une demande, c’est simplement restaurer la dignité.
Mais Gly n’est pas le dernier arrêt. À Zéhiri, les femmes nous attendent aussi. À suivre…