Yaoundé, au Cameroun. C’était la première fois. 3 petits jours, mais j’en ai appris beaucoup. 5 choses pour être plus précis. 5 petites choses que je ne manquerai pas de faire ou de dire quand j’y retournerai. Découvrez-les.
Les citations !
Il est presque minuit. Je viens à peine d’atterrir à l’aéroport Nsimalen de Yaoundé. Mes hôtes ont déjà commencé le « pot de bienvenue », en attendant mon vol qui a eu du retard. Entre deux gorgées, l’un d’eux jubile du fond de son gosier et lâche : « le bien est bien ». Je retourne la phrase dans ma tête. Je souris. « C’est une expression pour dire qu’on a touché le bonheur, le paradis ». Et quand vient l’heure de payer le voisin d’à côté scrute la facture et sourit du coin de la bouche en disant : « chaque plaisir à sa facture ». Je n’y chercherai aucune métaphore. Il est déjà plus de minuit, ils doivent me déposer à mon hôtel.
La musique, le rythme.
Notre convoi va marquer une pause dans un cabaret : Le Québec, au quartier Titi Garage (essos). Depuis la rue, on peut entendre ce rythme syncopée dont seuls les « camers » ont le secret. Le Bikutsi ! Mes amis savent que j’ai un faible pour la musique. Pour la bonne musique. J’écoute les titres des chansons. Quelqu’un dans l’oreille me fait la traduction. Je n’y prête pas attention. J’écoute surtout le guitariste et le batteur faire danser mon cœur. Mes pieds tapotent le sol sur les temps fort. Mes doigts sans le vouloir, imitent les jeux du soliste. Le Bassiste est constant. Le pianiste discret. Sur la scène, un chanteur fait place à une choriste. Dans le cabaret, la foule est en transe. Les noctambules dansent. Ils ont le secret. Je suis assis, (trans)porté par cette (re)découverte.
Et lorsque frémit du makossa, j’applaudis. Je reconnais des airs. Je crois les avoir entendu dans mon enfance. Au bout de la nuit, je rejoins mon hôtel. Dans la voiture, la musique est à fond. Alors que la nuit achève sa course, au fond de mon sommeil résonnent encore ces rifts et ces rythmes.
Le Ndolê.
13 heures. Halte immanquable pour qui veut découvrir le vrai Cameroun. C’est presque le met national (je sais j’exagère. C’est le rapport d’étonnement du nouveau venu). Cette sauce à base de feuilles vertes est amèrement délicieuse. Demandez le restaurant « Le Sawa » au quartier Mvog-Ada. Il semble que ce soit le meilleur. Il est spécialisé dans les mets locaux. Du Ndolê donc avec des côtes de porcs. En accompagnement : du riz ou du plantain frit ou bouilli. Miam !
De la briqueterie au 50-50 !
Rassurez-vous, il ne s’agit pas d’un endroit où l’on fabrique et/ou vend des briques (en ciment). La Briqueterie est le quartier où vous trouvez à chaque pas le Soya. Du mouton grillé avec du plantain braisé. Le tout accompagné d’une poudre aux couleurs suspectes qui fait sourire le vendeur lorsque vous lui demandez la composition. Un vrai délice ! Dans un abri de fortune, assis à plusieurs sur un banc, dégustez avec les doigts, ces morceaux encore fumant dans votre assiette.
Autre petit plaisir: Les 50-50 ! Des petites brochettes de bœufs qui se dégustent debout entre deux causeries, ou assis dans un petit maquis.
Ah oui ! Pourquoi 50-50 et bien simplement parce qu’une brochette coûte « 50 francs ». Faites gaffe tout de même, vous pouvez en manger des dizaines sans vous en rendre compte. A la fin, le vendeur calcule les bois dénudés pour vous dire combien vous devez. « Chaque plaisir à sa facture », souvenez-vous !
Le Rocher !
Pour vous y rendre, prenez un taxi en course. Dans le jargon de Yaoundé, vous (le) paierez à l’heure. En haut d’une montagne, derrière le Mont Fébé (un célèbre hôtel) vous trouverez une grosse pierre qui surplombe toute la ville. De là, vous apprécierez le « Tout Yaoundé ». Le spectacle est splendide la nuit avec toutes les lumières de la ville. Ah tiens, la nuit justement. Eviter de vous y aventurer après 18 heures. Un agent de police viendra vous rappeler que « c’est interdit la nuit aux visiteurs, parce que c’est dangereux ».
3 petits jours à Yaoundé, c’est largement insuffisant pour prendre le pouls de la ville. Mais bien utile pour avoir envie d’y revenir. Et pourquoi pas Douala, la prochaine fois.
Pour l’heure, Yaoundé, Ma Ding Wa !