Doumbaro, Ziki Diès, Labodougou, Gniguédougou, Léhiri Penda, Gnaman.
Le canton Diès a pour moi une signification particulière. Ici, dans chacune des localités visitées, le nom de ma grand-mère résonne. Son village, DAIRO, est à quelques pas.
Son nom ouvre des portes, rappelle des liens, réveille une mémoire commune. Mais très vite, au-delà de l’émotion et des retrouvailles, la réalité du terrain reprend sa place.
Comme dans les autres cantons, nous prenons le temps d’écouter. Les mêmes préoccupations reviennent : l’accès à l’eau, l’état des routes, l’emploi des jeunes, la situation des femmes… Partout, le sentiment d’abandon est exprimé avec des mots différents, mais avec la même intensité.

Les populations ne demandent pas l’impossible. Elles veulent être considérées, suivies, respectées. Elles veulent comprendre ce qui est fait pour elles et surtout sentir une présence constante, pas seulement en période électorale.
Dans le Diès, les échanges ont été francs. Il y a eu des soupirs, des silences qui en disent long, mais aussi des paroles pleines d’espérance.
Malgré les difficultés, les populations gardent foi en un avenir meilleur. Elles croient encore que le développement peut devenir une réalité si le lien entre les fils et les filles du territoire et leurs villages est rétabli et entretenu.
Aujourd’hui dans le Diès, demain dans le canton Djiboua. Notre tournée se poursuit. À suivre…